Du Gardien Du Temps

Du Gardien Du Temps Berger de Beauce

Berger de Beauce

A lire avant de prendre un chiot
Bien réfléchir avant de prendre un chiot !
 
L’élevage n’est pas une solution de retour : éduquez votre chien.
Il est temps de dire les choses clairement : assumez-vous.
Quand vous adoptez un chiot, vous prenez une responsabilité aussi réelle que lorsque vous décidez d’avoir un enfant. Un chiot n’arrive pas “programmé”, il n’est pas livré avec un mode d’emploi intégré, et il ne s’éduque pas tout seul.
À chaque départ de chiot, vous recevez tous les conseils essentiels, les bases à mettre en place immédiatement. Vous êtes toujours d’accord, vous acquiescez, certains affirment même “savoir”, parce qu’ils ont eu un chien avant. Et pourtant… quelques jours plus tard, les appels commencent :
• “Le chiot vous mordille” → normal, vous l'avez laissé faire.
• “Le chiot saute” → normal, vous l’avez laissé faire.
• “Le chiot n’est pas propre” → normal, vous n’avez pas suivi les consignes.
Ce qui est mignon à 2 mois devient ingérable à 30 kg. Ce qui amuse vos enfants crée un chien hyper-actif, incapable de se poser. Ce que vous laissez passer aujourd’hui devient votre problème demain.
Et parlons d’un cas typique : Monsieur rêve d’un Beauceron… Madame non.
Monsieur a toujours rêvé d’avoir un Beauceron. Madame, elle, n’est pas emballée, ne connaît pas la race, n’a pas d’autorité, ou devient le maillon faible de la famille. Elle laisse tout passer, elle excuse tout, elle “ne veut pas brusquer le chiot”, elle “n’aime pas dire non”.
Résultat : Un chiot qui comprend très vite qu’il peut tout obtenir avec elle. Un chiot qui teste, qui pousse, qui s’impose.
Un chiot qui grandit sans cadre, sans limites, sans cohérence.
Et là, c’est la catastrophe. Parce que l’adoption d’un chien se décide à deux, pas pour faire plaisir à l’un ou pour céder à un caprice. Un Beauceron n’est pas un jouet, ni un fantasme de puissance, ni un cadeau.
C’est un chien qui a besoin d’un couple soudé, cohérent, aligné, capable de tenir la même ligne éducative.
Quand l’un éduque et l’autre détruit, quand l’un cadre et l’autre laisse tout faire, quand l’un dit non et l’autre dit oui… le chien devient ingérable, et le couple finit par se retourner contre lui.
Et à 12–15 mois, le scénario est toujours le même :
Le chien a grandi sans structure, sans repos, sans limites, sans cohérence familiale.
Et vous… dépassés, épuisés, à bout, incapables de gérer ce que vous avez laissé s’installer.
Et là, l’éleveur reçoit l’appel : “On n’y arrive plus.” “Il est trop dur.” “On ne veut plus le garder.” Et pour couronner le tout :
“J’ai changé de travail, je n’ai plus le temps…” “Je ne peux plus m’en occuper…”
Ces faux prétextes ne trompent personne.
Le problème n’est pas votre emploi, ni vos horaires, Le problème, c’est votre manque d’engagement.
Un chien n’est pas un objet qu’on rend quand il devient contraignant. Un chien, c’est un être vivant, sensible, qui dépend de vous.
Non. Ce n’est pas le chiot qui a échoué.
Ce n’est pas l’éleveur qui a échoué.
C’est vous qui n’avez pas assumé.
Marre des propriétaires irresponsables :
• Marre de ceux qui n’écoutent pas les conseils.
• Marre de ceux qui pensent tout savoir parce qu’ils ont eu un chien il y a 10 ans.
• Marre de ceux qui ne font aucun effort pour aller en club.
• Marre de ceux qui croient qu’un chiot s’éduque par magie.
• Marre de ceux qui se surestiment et se déresponsabilisent.
• Marre des couples où l’un veut le chien et l’autre le subit.
Avant d’adopter, posez-vous la seule question qui compte : Êtes-vous capables d’éduquer un chiot, ensemble, oui ou non ?
Parce que si la réponse est non, ce n’est pas vous qui en souffrirez… c’est lui.
Et ça, c’est inacceptable.